(en anglais seulement)

technique

1. Comment doit-on utiliser les valeurs des HPT dans la table de consultation du premier palier lorsqu’il faut les comparer aux rapports des HPT reçus du laboratoire? réponse

Les valeurs des HPT modifiés de la table de consultation possèdent sont différentes dans chacune des trois colonnes sous-titrées essence, diesel/mazout no 2 mazout et mazout no 6 (mazout lourd). Les HPT modifiés correspondent au total des HPT moins les composants BTEX.

Utilisez la colonne qui décrit le type de produit pétrolier à l’origine de la contamination du site. Par exemple, s’il s’agit d’essence, le rapport du laboratoire doit être comparé aux critères des HPT modifiés de la colonne essence. La valeur de la table de consultation de la colonne essence ne correspond pas au niveau acceptable des hydrocarbures C6-C10 indiqué par un laboratoire. La valeur de la table de consultation doit être comparée aux concentrations d’hydrocarbures pétroliers mesurées sur le lieu moins les concentrations des paramètres des BTEX.

Si deux produits (comme de l’essence et du diesel) ont été déversés et se sont mélangés , utilisez la valeur la plus faible de la colonne essence ou de la colonne diesel. Si deux contaminants sont présents dans un lieu mais sont nettement séparés, ils peuvent être traités comme deux sources différentes à l’aide des critères des colonnes appropriées.

2. Peut-on utiliser les critères de la table de consultation du premier palier en présence d’incidences hors site? (par exemple, s’il y a des récepteurs commerciaux sur le site et des récepteurs résidentiels hors site) réponse

Oui, mais tout en respectant les conditions suivantes :

  • Le lieu et les propriétés adjacentes sont conformes aux conditions par défaut de la table de consultation du premier palier. Les valeurs par défaut se trouvent dans la documentation de référence du site Web du PIRI de l’Atlantique : www.atlanticrbca.com.
  • Utilisez les critères appropriés du premier palier pour le récepteur qui peut être à risque. (Si le récepteur hors site adjacent est d’ordre résidentiel, les concentrations en hydrocarbures dans le sol et les eaux souterraines à la limite de la propriété doivent satisfaire aux critères résidentiels du premier palier.)
  • Assurez-vous que les critères hors site seront également satisfaits dans l’avenir, par la présentation de données de surveillance indiquant un état stable ou par la modélisation des eaux souterraines. Un état stable signifie que les concentrations observées dans le panache demeurent constantes ou diminuent au fil du temps.
3. Les critères de la table de consultation du premier palier sont-ils applicables aux sites dotés de sous-sols? réponse

1. Les critères de la table de consultation du premier palier sont-ils applicables aux sites dotés de sous-sols?

Les critères de la table de consultation du premier palier ont été calculés en se basant sur une dalle sur terre-plein et en supposant qu’il y a un sol de surface d’une profondeur d’un mètre exempt de contamination sous la dalle recouvrant les sols de subsurface contaminés.

Les développeurs du modèle RBCA ont supposé qu’une source ne serait pas située sous un bâtiment (installation de réservoir) et que les contaminants migreraient à partir du réservoir à l’origine de la contamination sous le bâtiment de sorte que la zone du sol de 0 à 1 mètre située sous la dalle sur terre-plein existante ne soit pas contaminée. Le modèle RBCA de l’Atlantique ne tient pas compte de l’advection dans le calcul des effets sur la qualité de l’air intérieur.

Les critères du premier palier peuvent être utilisés dans le cas d’une contamination au mazout de chauffage domestique (mazout no 2) dans des cas types. Le comité du PIRI de l’Atlantique a envisagé plusieurs scénarios de déversement de réservoir de mazout à l’aide d’une évaluation de deuxième palier, selon laquelle le produit se situe près du mur et du plancher du sous-sol (à environ 30 % de la zone du mur/plancher). Les calculs du scénario du deuxième palier sont partis du principe que le sol et les eaux souterraines touchés se trouvaient à l’intérieur d’une zone de 10 cm du plancher et des murs du sous-sol, et ont donné lieu à des critères d’assainissement plus élevés que ceux de la table de consultation du premier palier.

Ainsi, l’utilisation des critères du premier palier se révèle raisonnable dans le cas de nombreux lieux où se trouve un sous-sol. Toutefois, le professionnel affecté au lieu doit comparer le lieu en question aux autres conditions par défaut du PIRI de l’Atlantique avant d’utiliser la table de consultation, ce qui comprend tout particulièrement l’observation de l’état du plancher et des murs pour y déceler des fissures, ainsi que les parties du sol en terre battue, y compris les puisards à fond ouvert.

Comment les sous-sols sont-ils pris en considération au deuxième palier?

En présence d’un sous-sol, il faut calculer la profondeur du sol ou des eaux souterraines contaminés sur place à partir du plancher du sous-sol et non pas à partir de la surface au sol.

Si vous effectuez des calculs au deuxième palier pour un bâtiment avec sous-sol, vous devez tenir compte des parties enfouies des murs, car celles-ci peuvent transmettre des vapeurs à l’intérieur. Pour ce faire, vous pouvez considérer la somme de la surface des murs et du plancher du sous-sol en contact avec le sol comme étant la surface du plancher modifiée et recalculer le ratio volume-surface du bâtiment (écran 8.4). En calculant le volume du bâtiment, seule la hauteur du sous-sol doit être prise en compte étant donné que le mélange complet de l’air du sous-sol avec celui du rez-de-chaussée est peu probable. Assurez-vous d’indiquer le nombre correspondant au ratio volume-surface du bâtiment dans la case d’exposition appropriée pour votre site (résidentiel ou commercial).

4. Comment peut-on justifier l’utilisation de tables de consultation du premier palier si la nappe phréatique d’un lieu se trouve à moins de 3 mètres sous la surface du sol, valeur par défaut utilisée par le PIRI de l’Atlantique? réponse

En général, si les conditions du lieu ne correspondent pas aux estimations des paramètres par défaut du premier palier, il faut alors utiliser le deuxième palier. Néanmoins, les critères relatifs à la couche de subsurface du premier palier sont modérés en ce qui concerne les profondeurs des eaux souterraines inférieures à 3 m situées sous de la dalle de plancher du bâtiment en raison d’hypothèses prudentes pour l’élaboration de modèles. Si les eaux souterraines se trouvent à moins d’un mètre de la dalle, il faut utiliser le deuxième palier pour élaborer les critères cibles propres au lieu pour les eaux souterraines.

5. Quelle est la différence entre le limon/l’argile et le sable/le gravier dans la table de consultation du premier palier? réponse

Un sol constitué de grains grossiers (sable/gravier) est défini comme un matériau ayant plus de 50 % (poids sec) de particules dont le diamètre est égal ou supérieur à 75 microns (tamis de 200 mesh). Les matériaux constitués de moins de 50 % de particules de la taille de grains de sable sont considérés comme un sol à grain fin (limon/argile). En l’absence de données granulométriques, il faut appliquer la valeur la moins élevée jusqu’à ce qu’un essai de tamisage soit effectué.

6. La table de consultation du premier palier offre-t-elle une protection au travailleur de la construction? réponse

Oui. En cas de contact avec le sol superficiel par tous les récepteurs potentiels, le travailleur de la construction est un récepteur moins sensible que le récepteur résidentiel ou commercial dans la table de consultation du premier palier.

7. Le logiciel de RBCA de l’Atlantique peut-il être utilisé pour d’autres contaminants que les hydrocarbures pétroliers? réponse

Actuellement, la version 2 du logiciel RBCA de l’Atlantique est approuvée pour être utilisée avec les HPT et les BTEX. Les propriétés physiques et chimiques et les données toxicologiques ont été revues et mises à jour pour ces composés. Bien que la version actuelle du logiciel contienne des données similaires pour un grand nombre d’autres composés, celles-ci n’ont pas fait l’objet d’un examen pour s’assurer qu’elles sont à jour et adaptées à une utilisation au Canada. Par conséquent, l’utilisation du modèle du logiciel RBCA de l’Atlantique ne peut être approuvée de manière générale pour d’autres produits chimiques que les HPT et les BTEX.

Cependant, les notions d’évaluation et de gestion des risques s’appliquent aux contaminants non pétroliers dans le cadre du processus de RBCA de l’Atlantique adopté par les provinces de l’Atlantique. Les professionnels affectés au lieu calculent ces risques pour réaliser une évaluation du troisième palier.

8. Le logiciel du RBCA de l’Atlantique calcule-t-il les risques cumulatifs? réponse

Le recours aux risques cumulatifs dans l’élaboration des objectifs d’assainissement des lieux contaminés se révèle approprié dans le cas de produits chimiques qui ont les mêmes effets sur le plan biologique. Le modèle actuel de RBCA de l’Atlantique utilise les risques cumulatifs pour traiter les hydrocarbures pétroliers totaux (HPT) et les BTEX. Toutefois, dans le cas de produits chimiques qui ont des effets biologiques différents, le cumul des expositions ou des risques n’est pas éprouvé sur le plan toxicologique et ne présente que peu d’intérêt dans la pratique.

Le Guide de l’utilisateur expose la façon dont les risques cumulatifs sont pris en compte dans le processus RBCA. De plus, il indique clairement que l’utilisation du modèle RBCA de l’Atlantique pour d’autres composés que les BTEX et les HPT ne peut être faite qu’après avoir consulté les organismes de réglementation locaux. Cette consultation nécessiterait probablement la participation d’un toxicologue ou d’un professionnel du même type qui peut examiner comme il se doit les questions relatives aux effets de l’interaction de produits chimiques.

Le professionnel affecté au lieu doit également tenir compte des risques cumulatifs potentiels provenant d’une exposition au même produit chimique par le biais de voies multiples (comme l’air intérieur et l’eau potable). Pour de nombreux lieux, il n’y aura qu’une seule voie critique. Cependant, le professionnel affecté au lieu doit prendre en compte toutes les voies d’exposition possibles au cours du processus d’évaluation. La version 2 de RBCA de l’Atlantique comprend une fiche de travail sur les risques cumulés pour faciliter ce type d’évaluation.

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