Comment peut-on justifier l’utilisation de tables de consultation du premier palier si la nappe phréatique d’un lieu se trouve à moins de 3 mètres sous la surface du sol, valeur par défaut utilisée par le PIRI de l’Atlantique?

En général, si les conditions du lieu ne correspondent pas aux estimations des paramètres par défaut du premier palier, il faut alors utiliser le deuxième palier. Néanmoins, les critères relatifs à la couche de subsurface du premier palier sont modérés en ce qui concerne les profondeurs des eaux souterraines inférieures à 3 m situées sous de la dalle de plancher du bâtiment en raison d’hypothèses prudentes pour l’élaboration de modèles. Si les eaux souterraines se trouvent à moins d’un mètre de la dalle, il faut utiliser le deuxième palier pour élaborer les critères cibles propres au lieu pour les eaux souterraines.

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Technical FAQs

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General FAQs

1. En quoi consiste les mesures d’assainissement en fonction des risques (RBCA)? réponse

RBCA (qui se prononce « Rebecca ») correspond à une nouvelle philosophie pour la gestion de sites de déversement de contaminants. Grâce à cette nouvelle méthode, le degré de gestion environnementale requis pour garantir la protection de la santé humaine et de l’environnement est établi en fonction d’une évaluation scientifique des risques actuels et futurs que posent les contaminants.

La gestion environnementale tient toujours compte des risques liés à la présence de contaminants sur un site. RBCA permet également d’évaluer dans quelle mesure les personnes ou les ressources environnementales pourraient être exposées aux effets nocifs d’un contaminant grâce à l’observation des caractéristiques du site, comme le type de sol ou l’emplacement de l’eau sur le site, et en tenant compte de l’utilisation prévue du terrain dans les années à venir.

Les objectifs de nettoyage de RBCA sont basés sur la réduction des risques à de faibles niveaux acceptables. Il peut s’agir de réduire les concentrations de contaminants, ce qui peut également comprendre la réduction du potentiel d’exposition. Par exemple, un site industriel destiné à être réaménagé en terrain de jeux nécessiterait une gestion environnementale plus rigoureuse que s’il était prévu de poursuivre une activité industrielle, puisque des enfants ne viendraient pas y jouer et les travailleurs se protégeraient d’une exposition aux substances dangereuses.

Pour certains sites, il n’est ni possible ni pratique d’éliminer des substances en raison de contraintes technologiques, physiques ou financières. L’approche basée sur les risques permet d’évaluer les risques associés à la décision de laisser les substances en place. Cette information est ensuite utilisée pour concevoir des solutions appropriées de gestion des risques afin de gérer les contaminants sur place et d’éliminer les risques ou de les réduire à des niveaux adéquats.

Auparavant, il fallait qu’un site industriel soit nettoyé jusqu’à l’obtention de niveaux naturels très faibles de pollution. C’était le cas même si on prévoyait poursuivre une activité industrielle sur le terrain. Pour ajouter à la confusion, différents critères pouvaient être établis pour le nettoyage selon les administrations.

RBCA met en place les conditions permettant de réaliser efficacement des travaux de dépollution. Entre autres avantages, RBCA permet:

  • d’intervenir rapidement en présence de niveaux de contamination critiques;
  • de recueillir de l’information sur les substances présentes sur un site, leur emplacement et leur ampleur à l’intérieur et à l’extérieur du site;
  • d’estimer l’ampleur et la probabilité des risques et des dangers pour les récepteurs humains et non humains;
  • de consigner et d’évaluer l’efficacité des mesures proposées pour gérer la contamination;
  • de cibler des niveaux de nettoyage en fonction des usages actuel et futur;
  • de fournir des options quant aux mesures correctives appropriées;
  • de permettre aux propriétaires fonciers de répartir les ressources environnementales plus efficacement;
  • de favoriser une démarche cohérente dans la détermination des niveaux de dépollution au sein d’une administration ou entre les administrations.
2. When we hear about petroleum contamination, what exactly does that mean? réponse

Petroleum products include gasoline and furnace oil. Our society has used these products for almost a century and spills and fuel from leaking storage tanks have contaminated many properties.

Petroleum contamination is a concern because it is persistent in soils, where it moves and degrades very slowly. Spilled petroleum products can seep into streams and dispersing into groundwater reservoirs, seriously degrading water supplies. Petroleum impacted soils release harmful vapours that have the potential for adverse effect to both human health and the environment. when the soil is disturbed.

The effects on human health include everything from minor physical symptoms to life threatening diseases such as cancer. Children are often most at risk from exposure to contaminated soil, air and water.

Petroleum products can also have a serious adverse effect upon the environment. Sites where spills have occurred can release substances that can kill fish, impair the reproduction of birds, and contaminate the food web, resulting in both short term and long term damage to an ecosystem.

3. How is an Atlantic RBCA clean up carried out? réponse

When a spill occurs or contamination is discovered, the provincial Department of Environment is advised and an investigation is initiated. No matter how big or small the contamination seems to be, a sequence of basic activities are performed for all human health and ecological risk/exposure assessments, which include:

  • a visual site assessment and document review to look for any causes for concern
  • identifying chemicals of concern
  • identifying possible receptors – adults, children, animals and plants
  • identifying pathways that could result in exposure to the chemicals of concern, through air, water, contact with the soil or breathing of dust
  • risk and sensitivity/uncertainty quantification, and
  • development of a remedial action plan to manage risks
  • implementation of the remedial action plan

There are up to six steps involved in an Atlantic RBCA cleanup:

Step 1: Initial Notification

When contamination is discovered, a Department inspector investigates as part of the notification process. The investigation identifies who is responsible for the property, identifies contaminants and includes a preliminary assessment of risk. The Inspector can order immediate, limited clean up action, or the Inspector can advise the property owner to hire a professional to do a more thorough site evaluation.

Step 2: Site Evaluation – Tier 1

A professional trained to use the Atlantic RBCA process evaluates the site for the property owner. Atlantic RBCA includes three tiers of site evaluation. At Tier 1, the sources of contamination transport pathways and exposure pathways are identified.

Using documents or the Atlantic RBCA software, measures of the levels of contaminants on the site are compared to risk-based screening levels (RBSLs) provided in an Atlantic RBCA generic look-up table. If the screening levels are not exceeded and the conditions on the site are not exceptional, no further action may be required.

Step 3: Remedial Action Plan or an Expanded Site Evaluation – Tiers 2 and 3

Where contaminant concentrations on a site are above the screening levels, the site professional prepares a remediation action plan to correct the situation and submits it to the Department of Environment.

An appropriate remedial action plan sometimes requires a Tier 2 evaluation, specific to conditions of the site, to correctly identify the best ways to manage and reduce the risks. This is often true at petroleum release sites. In a Tier 2 evaluation, the site professional collects detailed site data. The site-specific information is entered into the Atlantic RBCA software, which calculates Site-specific Target Levels (SSTLs).

Some sites with complex conditions or contaminants benefit from a more extensive evaluation. This is a Tier 3 approach which goes beyond the Atlantic RBCA software to include detailed site characterization, developm ent of site-specific numerical models and evaluations, and complex fate and transport models.

After the Tier 1, 2 or 3 site evaluation is completed, the site professional develops an appropriate remedial action plan to meet the risk management targets that have been identified and submits it to the Provincial Department of Environment.

Step 4: Review of the Remedial Action Plan

The Provincial Department of Environment reviews each remedial action plan to evaluate if it properly manages identified risks. Remedial action plans may require revisions, including returning to Step 3 to perform a more extensive site evaluation using the next higher Tier.

Once the Department accepts the remedial action plan, clean up work can begin.

Step 5: Remedial Action Plan Implementation

The property owner and site professional implement the remedial action plan to remove contamination, limit exposure pathways and institute controls on how the land is used. Testing after clean-up work is completed will confirms that target levels have been achieved.

Step 6: Compliance Monitoring and Site Maintenance

Once the property owner and site professional are satisfied that the objectives of the remedial action plan are achieved, they submit a Closure Report to the Department of Environment. The report details the final condition of the site, any land-use restrictions and any ongoing monitoring requirements. The Department of Environment acknowledges receipt of the Closure Report and confirms if further actions are required.

3. Les critères de la table de consultation du premier palier sont-ils applicables aux sites dotés de sous-sols? réponse

1. Les critères de la table de consultation du premier palier sont-ils applicables aux sites dotés de sous-sols?

Les critères de la table de consultation du premier palier ont été calculés en se basant sur une dalle sur terre-plein et en supposant qu’il y a un sol de surface d’une profondeur d’un mètre exempt de contamination sous la dalle recouvrant les sols de subsurface contaminés.

Les développeurs du modèle RBCA ont supposé qu’une source ne serait pas située sous un bâtiment (installation de réservoir) et que les contaminants migreraient à partir du réservoir à l’origine de la contamination sous le bâtiment de sorte que la zone du sol de 0 à 1 mètre située sous la dalle sur terre-plein existante ne soit pas contaminée. Le modèle RBCA de l’Atlantique ne tient pas compte de l’advection dans le calcul des effets sur la qualité de l’air intérieur.

Les critères du premier palier peuvent être utilisés dans le cas d’une contamination au mazout de chauffage domestique (mazout no 2) dans des cas types. Le comité du PIRI de l’Atlantique a envisagé plusieurs scénarios de déversement de réservoir de mazout à l’aide d’une évaluation de deuxième palier, selon laquelle le produit se situe près du mur et du plancher du sous-sol (à environ 30 % de la zone du mur/plancher). Les calculs du scénario du deuxième palier sont partis du principe que le sol et les eaux souterraines touchés se trouvaient à l’intérieur d’une zone de 10 cm du plancher et des murs du sous-sol, et ont donné lieu à des critères d’assainissement plus élevés que ceux de la table de consultation du premier palier.

Ainsi, l’utilisation des critères du premier palier se révèle raisonnable dans le cas de nombreux lieux où se trouve un sous-sol. Toutefois, le professionnel affecté au lieu doit comparer le lieu en question aux autres conditions par défaut du PIRI de l’Atlantique avant d’utiliser la table de consultation, ce qui comprend tout particulièrement l’observation de l’état du plancher et des murs pour y déceler des fissures, ainsi que les parties du sol en terre battue, y compris les puisards à fond ouvert.

Comment les sous-sols sont-ils pris en considération au deuxième palier?

En présence d’un sous-sol, il faut calculer la profondeur du sol ou des eaux souterraines contaminés sur place à partir du plancher du sous-sol et non pas à partir de la surface au sol.

Si vous effectuez des calculs au deuxième palier pour un bâtiment avec sous-sol, vous devez tenir compte des parties enfouies des murs, car celles-ci peuvent transmettre des vapeurs à l’intérieur. Pour ce faire, vous pouvez considérer la somme de la surface des murs et du plancher du sous-sol en contact avec le sol comme étant la surface du plancher modifiée et recalculer le ratio volume-surface du bâtiment (écran 8.4). En calculant le volume du bâtiment, seule la hauteur du sous-sol doit être prise en compte étant donné que le mélange complet de l’air du sous-sol avec celui du rez-de-chaussée est peu probable. Assurez-vous d’indiquer le nombre correspondant au ratio volume-surface du bâtiment dans la case d’exposition appropriée pour votre site (résidentiel ou commercial).

4. Who oversees the Atlantic RBCA program? réponse

Partnership is a key element in the success of Atlantic RBCA. A co-operative committee called Atlantic Partners in RBCA Implementation, (or Atlantic PIRI), developed Atlantic RBCA and continues to oversee its implementation across the region. The committee includes representatives from the petroleum industry, environmental consultant companies and government departments from the four Atlantic Provinces.

Atlantic PIRI encompasses the different mandates and objectives of each of the partners. The Provinces have a responsibility to prevent pollution and to regulate the clean up of contaminated sites. The petroleum industry views remediation of sites they own as a corporate necessity. Environmental consultants need to understand how and when to use Atlantic RBCA to serve their clients.

When Atlantic RBCA is applied to remediate a site, there is a working partnership between the property owner, the site professional, and the Provincial Regulator, which ensures environmental protection as well as cost-effective and efficient clean up.

In, addition to these partners, others have an interest in seeing contaminated sites managed effectively. Local governments are concerned about their potential liability when approving developments on contaminated land. Landowners and developers wish to redevelop contaminated sites and avoid long-term liability. Without a process they can have confidence in, bankers are reluctant to lend money for development of contaminated land, fearing they may have to pay for site cleanups if a loan defaults.

4. Comment peut-on justifier l’utilisation de tables de consultation du premier palier si la nappe phréatique d’un lieu se trouve à moins de 3 mètres sous la surface du sol, valeur par défaut utilisée par le PIRI de l’Atlantique? réponse

En général, si les conditions du lieu ne correspondent pas aux estimations des paramètres par défaut du premier palier, il faut alors utiliser le deuxième palier. Néanmoins, les critères relatifs à la couche de subsurface du premier palier sont modérés en ce qui concerne les profondeurs des eaux souterraines inférieures à 3 m situées sous de la dalle de plancher du bâtiment en raison d’hypothèses prudentes pour l’élaboration de modèles. Si les eaux souterraines se trouvent à moins d’un mètre de la dalle, il faut utiliser le deuxième palier pour élaborer les critères cibles propres au lieu pour les eaux souterraines.

5. Does Atlantic RBCA represent an improvement in protecting the environment and human health? réponse

Yes. Atlantic RBCA increases the level of human health and environmental protection because it includes comprehensive analysis of risks that are related to the actual conditions on an individual site. The Atlantic RBCA software includes state-of-the-art analysis of the risks from petroleum products, taking into account the differing hazards associated with the different hydrocarbons. The software also estimates risks associated with other substances, such as the carcinogenic organic chemicals benzene and toluene which are commonly found in gasoline. This analysis produces more stringent clean up requirements when more risk is present.

As the risks are assessed, Atlantic RBCA requires the most protective values be applied. When a substance can present a risk to human health, the environmental management must ensure that health limit is not exceeded. Similarly, if a contaminant presents more risk to the environment than to human health, the environmental protection level will be applied. Even if no health or environmental risk remains, aesthetics such as a lingering odour or taste in water will be sufficient to require further management.

7. Où peut-on-obtenir davantage d’information au sujet du programme? réponse

Il y a plusieurs façons d’obtenir davantage d’information :

  • Le site Web de RBCA de l’Atlantique contient de l’information générale et détaillée, des bulletins d’information et des documents techniques des quatre provinces de l’Atlantique, qui peuvent être téléchargés.
  • Des séances d’information et de formation pour les professionnels affectés au lieu sont offertes par le PIRI de l’Atlantique. Des avis au sujet de ces séances sont présentés sur le site. Pour connaître les nouvelles les plus récentes du PIRI de l’Atlantique, inscrivez-vous pour recevoir le bulletin d’information du PIRI.
  • Communiquez avec votre ministère provincial de l’environnement Organismes de réglementation des provinces de l’Atlantique.
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